Une communication en mode circulaire : co-responsabilité

 

Un message transmis génère une réaction de votre interlocuteur qui va provoquer à son tour une réaction de votre part et ainsi de suite. Ce phénomène s’appelle la rétroaction. L’effet rétroagit sur la cause dans un flux continu de communication.

Dans cette « bulle relationnelle » toute action de l’un entraine une réaction de l’autre, comme quand nous utilisons la porte tambour d’un hôtel : Quand l’un pousse, il m’entraîne et vice versa.

La communication est un processus dynamique, circulaire car l’échange d’informations est constant entre deux ou plusieurs individus.
Ce que Paul Watzlawick résumait par cette phrase : « On ne peut pas ne pas communiquer. » Que vous vouliez « communiquer » ou non, vos comportements, attitudes, actions ont valeur de message.
La particularité de cette communication circulaire est qu’elle utilise une multiplicité de canaux, de modes d’interaction verbaux (en parlant) ou non verbaux (avec le corps).

Vous avez sans doute expérimenté le fait de ne pas obtenir de réponse à une de vos demandes. Qu’aviez-vous déduit des sentiments de votre interlocuteur à votre égard ? Désinvolture, mépris, embarras ? Il ne voulait peut-être pas communiquer avec vous, mais pensez-vous qu’il ait réussi ?
Au Japon on dit que « Tout est signe, tout fait sens. » Ici, la communication comme la tentative de « non communication » fait sens.

Si nous acceptons ce nouveau regard sur une communication circulaire, il est alors vain d’essayer de trouver la responsabilité de l’un ou de l’autre dans une mauvaise relation. Chacun est co-responsable du déséquilibre de la relation.

Si nous disons « Il a tort » nous sommes dans une vision linéaire de la communication. En revanche si nous disons « je lui ai coupé la parole et il a haussé le ton », nous sommes dans une vision circulaire de la relation.

Dans une vision systémique et interactionnelle, les personnes abandonnent la vision linéaire du vrai et du faux et acceptent de voir le conflit avec une vision circulaire d’interactions et de déséquilibre du système. Cela donne de nouvelles possibilités d’actions.